Règlement sur les catégories de permis délivrés par l’OPPQ (94m)

Informations concernant les préalables et informations supplémentaires, les catégories d’atteinte ainsi que la prise en charge des patients

Article 39.4

Est-ce que des préalables sont nécessaires lors d’interventions des technologues en physiothérapie dans un contexte d’information, de promotion de la santé et de prévention des maladies et des accidents?

Comme spécifié à l’article 39.4 du Code des professions, les technologues en physiothérapie peuvent agir sans préalables à l’intérieur de leur champ d’exercice lors de la réalisation des activités ayant les visées suivantes: 

  • Des activités d’information et de promotion de la santé
  • Des activités de prévention de la maladie et des accidents

Si les interventions visent plutôt à traiter spécifiquement des déficiences ou des incapacités identifiées chez une patiente ou un patient, les technologues en physiothérapie devront détenir les préalables et, le cas échéant, les informations supplémentaires, avant d’intervenir sur ces éléments.

Quelles activités peuvent être réalisées par les technologues en physiothérapie sans préalables dans un contexte d’information et de promotion de la santé?

Dans un contexte d’information et de promotion de la santé, les technologues en physiothérapie peuvent réaliser plusieurs activités sans détenir de préalables. 

Parmi celles-ci nous retrouvons notamment (liste non exhaustive): 

  • Animer des ateliers visant à informer un groupe d’individus sur une problématique de santé et à promouvoir l’activité physique
    Ces ateliers pourraient, par exemple, s’adresser à des patientes et patients souffrant de lombalgies dans le but de les éduquer sur leur condition et de les renseigner sur les bonnes habitudes à prendre pour prévenir les douleurs lombaires. Des technologues en physiothérapie pourraient aussi animer une séance d’exercices en piscine auprès d’une patientèle post-partum dans le but de favoriser la santé pelvienne.

    Ces classes ou ateliers ne doivent pas viser à traiter les déficiences et les incapacités spécifiques des participantes et participants, mais plutôt à les encourager à adopter des comportements favorables à leur santé et à les outiller afin qu’elles et ils soient en mesure d’avoir une meilleure compréhension de leur santé. 

  • Implanter un programme de marche
    Toujours dans un contexte d’information et de promotion de la santé, les technologues en physiothérapie peuvent participer à la promotion et à l’implantation d’un programme de marche dans un milieu dans le but de sensibiliser le personnel de soins et la patientèle à l’importance de la mobilisation et des bienfaits de l’activité physique. 
  • Informer et conseiller les patientes et les patients en matière de gestion de la douleur
    Les technologues en physiothérapie peuvent faire l’enseignement du TENS pour favoriser la gestion de la douleur de la patiente ou du patient à domicile.
    En savoir plus
  • Offrir des conférences, des webinaires ou des balados
    Les technologues en physiothérapie peuvent partager de l’information sur la santé en offrant, par exemple, des conférences ou des webinaires qui pourraient porter sur les principes de l’entraînement physique ou les bienfaits de l’activité physique sur la santé. L’information transmise lors de ces activités doit faire partie du champ de la physiothérapie.

Quelles activités peuvent être réalisées par les technologues en physiothérapie sans préalables dans un contexte de prévention des maladies et des accidents?

Dans un contexte de prévention des maladies et des accidents, les technologues en physiothérapie peuvent réaliser plusieurs activités sans détenir de préalables. Parmi celles-ci nous retrouvons notamment (liste non exhaustive) : 

  • Animer des séances d’exercices en groupe visant à prévenir le déconditionnement
    Que ce soit en centre de jour ou dans d’autres milieux, les technologues en physiothérapie peuvent animer des séances d’exercices qui ont pour objectif de prévenir le déconditionnement chez des patientes ou des patients à risque de perte d’autonomie. 
  • Évaluation du patron de course à pied ou du positionnement de la ou du cycliste
    Dans le but d’optimiser la posture et le geste et ainsi prévenir les blessures, les technologues en physiothérapie peuvent évaluer le patron de course à pied d’une personne ou le positionnement de la ou du cycliste, réaliser les ajustements appropriés et offrir les recommandations pertinentes.
  • Évaluer l’ergonomie d’un poste de travail
    Les technologues en physiothérapie peuvent agir à titre de consultants en ergonomie pour évaluer les postes de travail et formuler des recommandations d’ajustements, le cas échéant.
  • Réaliser un portrait fonctionnel et offrir les recommandations appropriées
    Les technologues en physiothérapie peuvent réaliser le portrait fonctionnel d’une patiente ou d’un patient et lui offrir des recommandations ou encore transmettre ces recommandations au personnel de soins ou à la famille quant au niveau d’autonomie de cette personne. Ils peuvent également offrir un programme d’exercices généraux visant à prévenir le déconditionnement de la personne.
  • Poser des actions requises pour sécuriser une personne à risque de chute
    De manière à sécuriser une patiente ou un patient identifié par le personnel de soins comme à risque de chute, les technologues en physiothérapie peuvent réaliser un portrait fonctionnel et poser les actions requises pour sécuriser la personne, comme recommander l’usage d’une aide technique, renseigner le personnel de soins sur ses besoins en matière d’aide aux transferts ou encore installer des équipements pour prévenir les chutes, comme un tapis sonore. 
  • Apporter des ajustements et des adaptations au milieu de vie
    En contexte de soins à domicile, les technologues en physiothérapie peuvent évaluer le milieu de vie de la personne afin de recommander les ajustements nécessaires pour améliorer la fluidité des déplacements et limiter le risque de chutes.
  • Soins sportifs
    Dans un contexte de soins sportifs, les technologues en physiothérapie peuvent intervenir auprès d’une personne pour prévenir un accident, l’apparition d’une blessure ou l’aggravation de sa condition ou encore prodiguer des premiers soins.

    Par exemple, la ou le technologue en physiothérapie qui réalise des interventions de prévention en soins sportifs pourrait réaliser un taping auprès d’une joueuse ou d’un joueur afin de limiter le risque de blessure. 

Quelles activités peuvent être réalisées par les technologues en physiothérapie en lien avec la gestion de douleur?

Les technologues en physiothérapie peuvent intervenir de façon ponctuelle et prodiguer des conseils ou des recommandations visant à contrôler la douleur aiguë.  

À titre d’exemple, une patiente ou un patient suivi en physiothérapie pour un déconditionnement, qui rapporte une douleur cervicale apparue la veille, pourrait recevoir des exercices généraux de mobilité cervicale ou se voir suggérer l’application de chaleur, si la condition s’y prête.  

La ou le technologue en physiothérapie pourrait aussi enseigner à une personne comment utiliser un appareil de TENS pour soulager une douleur aiguë.  

Si toutefois des interventions thérapeutiques doivent être réalisées pour traiter la douleur, les technologues en physiothérapie doivent diriger la personne vers un référent afin d’obtenir leurs préalables.

Référents

Préalables et informations supplémentaires

Qu’est-ce qu’une information médicale pertinente?

Les informations médicales pertinentes sont les informations dont les professionnels estiment avoir besoin pour documenter la condition de la patiente ou du patient de manière à assurer une prise en charge sécuritaire et appropriée. 

Pour déterminer quelles sont les informations médicales pertinentes pour chaque cas, les technologues en physiothérapie doivent exercer leur jugement professionnel. En effet, celles-ci varient suivant chacun des cas. Voici quelques exemples : 

  • En catégorie 1, il pourrait être jugé important d’obtenir l’historique des traitements reçus en centre hospitalier pour une personne référée pour un déconditionnement à la suite d’un AVC.
  • En catégorie 3, en soins à domicile pourrait être jugé important d’obtenir les informations médicales concernant l’oxygénothérapie chez une personne référée pour une condition cardio-respiratoire.
  • En catégorie 4, les informations médicales concernant le taux de plaquettes au bilan sanguin en vue d’effectuer une intervention cardio-respiratoire chez un enfant admis aux soins intensifs pourraient être jugés requis.  

Est-ce qu’une intervention thérapeutique en physiothérapie peut être entreprise si les technologues en physiothérapie ne détiennent pas les informations supplémentaires requises en fonction de la catégorie d’atteinte?

Comme pour les préalables, les technologues en physiothérapie ne peuvent pas entreprendre dinterventions thérapeutiques en physiothérapie si elles ou ils ne détiennent pas les informations supplémentaires requises en fonction de la catégorie d’atteinte.

À quel endroit peuvent être trouvés les informations supplémentaires et, dans certains cas, les préalables par les technologues en physiothérapie?

Le Règlement 94m) ne précise pas à quel endroit les préalables ou informations supplémentaires doivent être consignés.

Ils peuvent notamment figurer sur la requête en physiothérapie, dans le dossier médical de la patiente ou du patient ou encore sur tout autre document en lien avec la condition spécifique de la personne.

Ils peuvent également être communiqués verbalement. Dans un tel cas, l’information doit être colligée au dossier dans les meilleurs délais. 

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent assurer le suivi d’une personne évaluée dans un autre établissement?

Lorsque les informations dont disposent les technologues en physiothérapie constituent à leur avis les préalables et informations supplémentaires requis selon la catégorie d’atteinte dans laquelle se situe la personne, la prise en charge en physiothérapie peut débuter sans nouvelle évaluation d’un référent. 

À titre d’exemple, les personnes initialement vues en physiothérapie, en centre hospitalier, pourraient poursuivre leurs traitements en soins à domicile, puis en clinique externe, sans que les technologues en physiothérapie n’aient à les retourner vers le référent. En effet, les technologues en physiothérapie peuvent retrouver les informations supplémentaires requises en fonction de la catégorie d’atteinte dans les notes des professionnelles ou professionnels de la physiothérapie les ayant précédés dans le continuum de soins ou dans le dossier médical des patientes et patients. 

Chaque technologue en physiothérapie a la responsabilité de déterminer si elle ou il possède toutes les informations nécessaires pour agir auprès de la patiente ou du patient. 

Les technologues en physiothérapie qui jugent que les informations sont insuffisantes doivent obtenir de la part du référent les informations manquantes.

Quelle est la période de validité des préalables ou informations supplémentaires pour le suivi d’une patiente ou d’un patient par les technologues en physiothérapie?

Il n’existe pas de durée déterminée pour la validité des préalables ou informations supplémentaires. Avant d’assurer le suivi d’une personne, les technologues en physiothérapie doivent s’assurer que ses préalables correspondent au motif de consultation.  

Lorsque la personne consulte à nouveau en physiothérapie après quelques mois par exemple, les technologues en physiothérapie devraient vérifier, lors de la collecte de données évaluatives, que la personne se présente pour la même condition. 

En présence d’un changement significatif dans la condition ou de nouveaux signes ou symptômes, les technologues en physiothérapie doivent diriger la personne vers le référent 

Est-ce qu’un syndrome, une entorse, une dysfonction ou une « algie » peuvent être considérés comme un diagnostic médical non limité aux symptômes?

Tout comme les entorses, il est possible de considérer la plupart des syndromes et dysfonctions (tunnel carpien, fémoro-patellaire, défilé thoracique, syndrome d’accrochage à l’épaule, dysfonction sacro-iliaque, etc.) comme un diagnostic médical non limité aux symptômes dans la mesure où celui-ci ne peut pas être formulé plus précisément ou autrement. 

Les technologues en physiothérapie doivent alors déterminer si des informations médicales pertinentes doivent être obtenues concernant la condition ou l’atteinte afin de permettre une prise en charge sécuritaire et appropriée. On peut penser à l’identification du ligament atteint, du niveau articulaire concerné par une dysfonction ou du tendon déchiré.  

Toutefois, de façon générale, les atteintes comme la lombalgie, la cervicalgie ou la gonalgie ne sont pas considérées comme des diagnostics acceptés, car ils sont limités aux symptômes.

Catégories d’atteinte

Comment déterminer la catégorie d’atteinte de la patiente ou du patient?

Pour déterminer la catégorie d’atteinte de la patiente ou du patient, il faut se baser sur le motif de la référence en physiothérapie (motif de consultation) établi par le référent dans lequel nous retrouvons, de façon générale, l’objectif visé par cette référence.

Par exemple, une personne présentant un déconditionnement à la suite d’une fracture de hanche peut être référée en physiothérapie pour traiter le déconditionnement (catégorie 1) ou pour traiter les déficiences qui découlent directement de la fracture telles que la perte de mobilité et de force musculaire (catégorie 2). La personne pourrait se retrouver dans l’une ou l’autre des catégories en fonction du motif de référence.

Il est à noter qu’une condition pourrait, selon son évolution, changer de catégorie à une ou à plusieurs reprises pendant le même épisode de soins. La phase de la condition peut également influencer la catégorie d’atteinte.
Consulter des exemples de changement de catégorie

Dans quelle catégorie se situe une personne présentant une condition respiratoire?

C’est le motif pour lequel la patiente ou le patient est référé en physiothérapie qui permet de déterminer la catégorie d’atteinte dans laquelle se situe sa condition. La phase de la condition influence également la catégorie d’atteinte. 

Prenons l’exemple d’une personne présentant une maladie pulmonaire chronique et contrôlée 

Catégorie 1: La personne pourrait se situer en catégorie 1 si sa condition est connue et contrôlée et que le motif de référence est le maintien de l’autonomie fonctionnelle ou l’optimisation des capacités fonctionnelles 

Catégorie 3: La personne pourrait se situer en catégorie 3 si le motif de référence concerne des interventions en physiothérapie spécifiquement pour adresser sa condition respiratoire. 

Catégorie 4: La personne pourrait se situer en catégorie 4 si sa condition respiratoire est aigue ou instable. 

Dans quelle catégorie se situe une personne présentant une atteinte vestibulaire?

C’est le motif pour lequel la patiente ou le patient est référé en physiothérapie qui permet de déterminer la catégorie d’atteinte dans laquelle se situe sa condition. La phase de la condition influence également la catégorie d’atteinte. 

Les vertiges positionnels paroxystiques bénins (VPPB) seront considérés en catégorie 4 lorsque le motif est de traiter l’atteinte vestibulaire (notamment par la manœuvre d’Epley). Il est possible pour une ou un technologue en physiothérapie d’effectuer la manœuvre d’Epley lorsqu’elle est indiquée comme modalité à réaliser par le référent, qu’elle ou il détient les connaissances et les compétences pour pratiquer cette manœuvre et qu’elle ou il est en mesure de reconnaître toute complication pouvant survenir en lien avec l’application de cette technique. 

Les VPPB pourraient également être considérés en catégorie 1. Par exemple, une personne qui présente des séquelles d’un épisode de VPPB et qui nécessite des interventions en physiothérapie pour maintenir l’autonomie ou sécuriser la marche et les déplacements pourrait se situer en catégorie 1. Ainsi, la technique d’Epley ne serait pas une intervention attendue en catégorie 1 puisque cette intervention vise à traiter directement la déficience du système vestibulaire et non la perte d’autonomie.

Dans quelle catégorie se situe une personne présentant une commotion cérébrale?

Deux situations sont possibles après l’évaluation d’une personne présentant une commotion cérébrale par le référent: 

  • Selon le motif de référence, le référent peut décider que celle-ci se situe en catégorie 3b) (atteinte neurologique chez l’adulte sans période de réadaptation fonctionnelle intensive ou dont la période de réadaptation fonctionnelle intensive est terminée) et fournir les préalables nécessaires au suivi par la ou le technologue en physiothérapie.
  • Le référent pourrait décider que la condition de la personne nécessite qu’elle soit située en catégorie 4 et permettre à la ou au technologue en physiothérapie d’effectuer l’application des modalités déterminées par le référent. 

L’évaluation d’une commotion cérébrale est à portée diagnostique. Elle ne peut donc pas être réalisée par une ou un technologue en physiothérapie.

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent autoriser le retour au jeu chez une personne présentant une commotion cérébrale?

La ou le technologue en physiothérapie peut surveiller les symptômes d’une personne ayant eu l’autorisation d’un retour au jeu par le référent. Toutefois, dans le cas où celle-ci présente à nouveau des symptômes laissant croire à une évolution défavorable, la ou le technologue en physiothérapie devra la retirer du jeu et la rediriger vers le référent.  

L’autorisation de la reprise d’activités sportives ne peut être prise par les technologues en physiothérapie. 

L’évaluation d’une commotion cérébrale est à portée diagnostique. Elle ne peut donc pas être réalisée par les technologues en physiothérapie.   

Pour en savoir plus: 

Catégorie 1

Qu’est-ce qui distingue le 39.4 (activités de promotion, d’information et de prévention) de la catégorie 1?

Les interventions réalisées dans le contexte de l’article 39.4 du Code des professions sont généralement faites de manière ponctuelle et toujours dans un objectif de prévention des accidents ou de promotion de la santé. Ces activités ne doivent pas traiter des déficiences et incapacités spécifiques.

Par exemple, lors du retour à domicile d’une personne âgée à la suite d’une hospitalisation, la ou le technologue en physiothérapie peut intervenir ponctuellement pour réaliser un portrait fonctionnel de celle-ci.  Par la suite, des moyens peuvent être mis en place, notamment pour limiter le risque de chute et assurer des déplacements et des transferts sécuritaires, comme l’utilisation d’une aide à la mobilité ou des recommandations à la famille.

Si à la lumière du portrait fonctionnel, ou dans le cadre d’une intervention ponctuelle pour assurer la sécurité de la personne, la ou le technologue en physiothérapie juge qu’elle pourrait bénéficier d’un suivi en physiothérapie pour traiter des déficiences ou des incapacités spécifiques, ses préalables devront être détenus avant d’entreprendre le suivi.
En savoir plus

Quelles conditions peuvent être considérées en catégorie 1?

En catégorie 1, le motif de référence le plus fréquent est la perte d’autonomie ou la rééducation pour optimiser l’autonomie. 

La condition du patient doit découler d’une condition connue et contrôlée ayant causé une perte d’autonomie ou des séquelles nécessitant une prise en charge en physiothérapie. 

À titre d’exemple, une personne âgée ayant subi une prothèse totale de hanche pourrait être référée en physiothérapie pour un motif de déconditionnement à son retour en résidence. La ou le technologue en physiothérapie agirait alors uniquement sur le déconditionnement et la perte d’autonomie plutôt que de traiter directement les déficiences liées à la chirurgie. 

Une requête en physiothérapie pour l’optimisation des capacités fonctionnelles à la suite d’un AVC résolu ou bien le déconditionnement d’un enfant alité de façon prolongée dû à une maladie connue et contrôlée pourraient également se retrouver en catégorie 1. 

Finalement, dans le cas d’une perte d’autonomie secondaire à des traitements de chimiothérapie (si la condition oncologique est connue et contrôlée), le client pourrait se situer en catégorie 1. 

En catégorie1, est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent donner suite à une requête de physiothérapie émise par une autre professionnelles ou un autre professionnel que les référents identifiés par le Règlement (physiothérapeutes, médecins, IPS)?

En catégorie 1, les technologues en physiothérapie œuvrant dans des milieux où une règle administrative le permet, peuvent: 

  • Recevoir une requête en physiothérapie pour une patiente ou un patient de catégorie 1 provenant, par exemple d’une intervenante ou d’un intervenant pivot (professionnelle ou professionnel autre que physiothérapeute, médecin ou IPS)
  • Y donner suite en assurant le suivi de la personne si elles ou ils détiennent également le diagnostic médical et des informations médicales pertinentes. Bien que ces pratiques soient généralement implantées dans les CLSC, en CHSLD ainsi que pour les soins à domicile, chaque intervenante ou intervenant doit se renseigner auprès de son milieu pour connaître les règles en vigueur

Ce mode de fonctionnement vise à simplifier l’accès aux soins et aux services en physiothérapie dispensés par les technologues en physiothérapie. 

Par exemple: 

Certains établissements publics peuvent avoir mis en place une ordonnance collective avec le Conseil des médecins, dentistes, pharmaciens et sages-femmes (CMDPSF) permettant à certaines professionnelles et certains professionnels d’identifier les besoins en physiothérapie (motif de référence) dans un cadre connu et restreint. D’autres établissements peuvent avoir établi une entente particulière avec les autorités compétentes. 

Les technologues en physiothérapie demeurent dans l’obligation d’obtenir leurs préalables avant d’assurer un suivi. 

Pour en savoir plus, consulter la section « Catégorie 1 » du Cahier explicatif sur l’article 4 du Règlement 94m) (page 11). 

En catégorie 1, est-ce qu’une personne peut être prise en charge par les technologues en physiothérapie si des besoins sont identifiés lors de son portrait fonctionnel (article 39.4)?

À la lumière du portrait fonctionnel d’une personne, si la ou le technologue en physiothérapie juge que cette dernière pourrait bénéficier d’un suivi en physiothérapie pour un problème de santé connu et contrôlé nécessitant une rééducation pour optimiser ou maintenir son autonomie fonctionnelle, elle ou il peut entreprendre un suivi en catégorie 1 si ses préalables sont détenus. 

Les préalables peuvent se retrouver à divers endroits dans le dossier patient.

Catégorie 2

En catégorie 2, de quelle façon la liste de problèmes ou les objectifs peuvent-ils être déterminés ou complétés par les technologues en physiothérapie?

Lorsque les technologues en physiothérapie détiennent les préalables, leur contribution à la liste de problèmes ou à la liste d’objectifs de traitement peut se faire lors de leur collecte de données évaluatives. 

Des informations permettant de bonifier ou de compléter la liste de problèmes ou d’objectifs de traitement peuvent alors être obtenues. 

Par exemple: 

La ou le technologue en physiothérapie qui détient la liste de problèmes établie par le référent peut approfondir avec la patiente ou le patient des éléments de l’anamnèse, de l’examen subjectif ou réaliser certains tests ou bilans afin de préciser certains des problèmes identifiés. Des objectifs de traitements spécifiques aux besoins de la personne peuvent ensuite être élaborés.

Quelle est la responsabilité des technologues en physiothérapie lors de l’identification de nouveaux problèmes ou objectifs de traitement en lien avec le motif de référence en catégorie 2?

Advenant le cas où de nouveaux problèmes ou objectifs de traitement qui ne sont pas en lien avec le motif de référence sont identifiésles technologues en physiothérapie doivent diriger la patiente ou le patient vers le référent avant de procéder à une intervention thérapeutique en physiothérapie.

Toutefois, les technologues en physiothérapie peuvent intervenir de façon ponctuelle, conformément à l’article 39.4 du Code des professions, en conseillant ou en intervenant succinctement de façon à soulager ou à sécuriser la personne avant de la diriger vers le référent.

Quelle est la responsabilité des technologues en physiothérapie lors de l’identification de nouveaux problèmes ou objectifs de traitement sans lien avec le motif de référence en catégorie 2?

Advenant le cas où de nouveaux problèmes ou objectifs de traitement qui ne sont pas en lien avec le motif de référence sont identifiésles technologues en physiothérapie doivent diriger la patiente ou le patient vers le référent avant de procéder à une intervention thérapeutique en physiothérapie. Toutefois, les technologues en physiothérapie peuvent intervenir de façon ponctuelle, conformément à l’article 39.4 du Code des professions, en conseillant ou en intervenant succinctement de façon à soulager ou à sécuriser la personne avant de la diriger vers le référent. 

Est-ce que le suivi d’une personne présentant des symptômes neurologiques en catégorie 2 peut être assuré par les technologues en physiothérapie?

Les technologues en physiothérapie peuvent assurer le suivi d’une patiente ou d’un patient en catégorie 2 qui présente des symptômes neurologiques comme des picotements ou des engourdissements.  

Par exemple, une personne référée pour une hernie discale L4-L5 avec des picotements et des engourdissements dans les territoires correspondants et sans particularités dans le reste de son bilan neurologique pourrait être dirigée en catégorie 2. 

La présence de signes neurologiques (myotomes, dermatomes, réflexes) l’amène en catégorie 3. 

Pour en savoir plus, consulter la section « Catégorie 2 » du Cahier explicatif sur l’article 4 du Règlement 94m).

Catégorie 3

Est-ce que le suivi d’une personne présentant une atteinte orthopédique ou rhumatologique avec signe neurologique en catégorie 3 peut être assuré par les technologues en physiothérapie?

En catégorie 3, les technologues en physiothérapie peuvent assurer le suivi requis à l’égard d’une personne présentant une atteinte orthopédique ou rhumatologique avec signe neurologique à condition de disposer des préalables ainsi que de la liste de problèmes et des objectifs de traitement du référent. 

Pour en savoir plus, consulter la section « Catégorie 3 » du Cahier explicatif sur l’article 4 du Règlement 94m) ainsi que l’outil d’aide à la décision pour assurer le suivi d’une patiente ou d’un patient par une ou un technologue en physiothérapie.

En catégorie 3, est-ce que le suivi d’une personne référée pour une amputation peut être assuré par les technologues en physiothérapie?

Les technologues en physiothérapie peuvent assurer le suivi requis à l’égard d’une patiente ou d’un patient ayant subi une amputation récente jusqu’à la phase prothétique à condition de disposer des préalables ainsi que de la liste de problèmes et des objectifs de traitement du référent. 

Pour en savoir plus, consulter la section « Catégorie 3 » du Cahier explicatif sur l’article 4 du Règlement 94m) . 

Que signifie « un profil gériatrique sous investigation » tel que mentionné au paragraphe 3f) du Règlement 94m)?

L’appartenance au profil gériatrique (pluripathologie, pluripharmacologie, dépendance, fragilité et autres) fait référence à la condition de la personne et non à son âge. 

Toute personne adulte présentant un profil gériatrique qui subit un changement au niveau de son autonomie qui ne découle pas d’une condition connue et contrôlée et qui nécessite une investigation peut être en catégorie 3f).  

Un profil gériatrique sous investigation implique donc une perte d’autonomie soudaine et demande une évaluation au niveau de l’entité des systèmes pour cerner les problèmes pour lesquels la personne est en perte d’autonomie. 

À titre d’exemple, une personne suivie pour un déconditionnement par une ou un technologue en physiothérapie en catégorie 1, qui présente depuis peu des étourdissements, des faiblesses et une perte de sensibilité aux membres inférieurs qui entraînent une régression de son autonomie à la marche, pourrait se retrouver en catégorie 3f). En effet, la personne présente une perte d’autonomie soudaine et inexpliquée. La ou le technologue en physiothérapie serait alors responsable de retourner la personne vers le référent 

Par ailleurs, une personne qui présente une condition de santé connue qui est en voie d’être contrôlée par des ajustements de la médication ne se retrouve pas d’emblée en catégorie 3f). Il revient au référent et à la ou au technologue en physiothérapie de déterminer si la condition médicale est suffisamment stable pour une prise en charge en catégorie 1 par exemple et si des investigations médicales sont toujours en cours.  

Finalement, une personne instable médicalement peut être évaluée à tout moment par une ou un technologue en physiothérapie dans le but d’effectuer un portrait fonctionnel et d’émettre des recommandations visant à assurer sa sécurité.

Catégorie 4

Quels types d’atteintes se trouvent en catégorie 4 du Règlement 94m)?

Toute patientèle présentant une atteinte ou une condition autre que celles prévues aux catégories 1, 2 ou 3 se trouve en catégorie 4.  

Par ailleurs, quelle que soit l’atteinte, une personne peut être située en catégorie 4 lorsque le référent estime nécessaire de demeurer responsable du plan de traitement et des modifications à y apporter en raison du niveau de complexité de l’atteinte. 

À titre d’exemple, et sans s’y limiter, les vertiges positionnels paroxystiques bénins, les atteintes neurologiques chez l’enfant, les grands brûlés, les patientes et les patients ayant une condition médicale instable et la rééducation fonctionnelle intensive chez des personnes ayant une condition neurologique se retrouvent habituellement en catégorie 4.  

Il est à noter que la notion de réadaptation fonctionnelle intensive, telle que définie dans le cahier explicatif du Règlement 94m), réfère à la phase de besoins thérapeutiques de la patiente ou du patient. Elle ne réfère donc ni au programme gouvernemental de réadaptation fonctionnelle intensive ni à la mission d’un établissement. Ainsi, cette période correspond à un épisode de soins et de services de réadaptation offert de manière intensive et limité dans le temps, soit en mode hospitalisation ou externe. En cas de doute sur la phase de RFI de la personne, il revient à la ou au technologue en physiothérapie de s’en assurer, notamment auprès du référent.

Pour en savoir plus sur la catégorie 4, consulter le Cahier explicatif sur l’article 4 du Règlement 94m) . 

Est-ce que le référent doit préciser les paramètres pour les modalités de traitement confiées aux technologues en physiothérapie en catégorie 4?

Le Règlement 94m) prévoit que les référents doivent, entre autres, spécifier les modalités de traitement en catégorie 4. Les référents doivent s’assurer que les modalités confiées aux technologues en physiothérapie soient suffisamment claires et précises dans leur description pour que ces derniers déterminent les paramètres sans ambiguïté, s’il y a lieu. 

Il revient donc aux référents et aux technologues en physiothérapie de travailler en collaboration pour assurer une prise en charge optimale et sécuritaire. Ils doivent également user de leur jugement professionnel afin de déterminer si la condition de la patiente ou du patient nécessite plus d’éléments d’information que ne le prévoit la réglementation. 

Des données objectives en cours de suivi en catégorie 4 peuvent-elles être recueillies par les technologues en physiothérapie?

Les technologues en physiothérapie peuvent recueillir des données subjectives et effectuer des tests et bilans objectifs en catégorie 4 afin de documenter l’évolution de leur patiente ou leur patient ou encore pour documenter leur réaction au traitement.  

Ils peuvent consigner ces données dans leurs notes d’évolution. Les technologues en physiothérapie ne peuvent toutefois pas interpréter ces données et modifier leur plan de traitement étant donné que cette responsabilité appartient au référent en catégorie 4.  

Ils doivent toutefois s’assurer de communiquer au référent dans les meilleurs délais toute information pertinente concernant des changements dans la condition de la patiente ou du patient.

Suivi des patients

Si une nouvelle atteinte, un nouveau problème ou un nouvel objectif de traitement qui n’est pas en lien avec le motif de référence, se présente chez une personne, est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent intervenir de façon ponctuelle?

Les technologues en physiothérapie peuvent intervenir de façon ponctuelle en conseillant ou en intervenant succinctement de façon à soulager ou à sécuriser la personne suivie et qui lui fait part d’une nouvelle atteinte ou d’un nouveau problème autre que celui pour lequel elle est en traitement conformément à l’article 39.4 du Code des professions.

Les technologues en physiothérapie doivent toutefois diriger la personne vers un référent avant de procéder à une intervention thérapeutique en physiothérapie.

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent mettre fin à leur intervention en physiothérapie?

Catégories 1, 2 et 3
Les technologues en physiothérapie peuvent donner congé aux patientes et patients qui se trouvent dans les catégories 1, 2 et 3. 

Catégorie 4
En catégorie 4, étant donné que les technologues en physiothérapie appliquent les modalités de traitement confiées par le référent et que ce dernier demeure responsable du plan de traitement, il n’est pas possible de donner congé à moins d’avoir des indications claires de celui-ci.

À qui revient l’identification des contre-indications et des précautions dans la prise en charge d’une patiente ou d’un patient?

Catégories 1, 2 et 3
En catégories 1, 2 et 3, le Règlement sur les catégories de permis délivrés par l’OPPQ (94m) permet aux technologues en physiothérapie d’identifier les contre-indications ou les précautions physiothérapiques liées à la fois à la condition d’une personne et aux modalités de traitements choisies. 

Catégorie 4
En catégorie 4, c’est au référent que revient la responsabilité de déterminer les contre-indications et précautions liées à la condition d’une personne ainsi qu’aux modalités de traitement.

Dans quelles situations un changement de catégorie s’impose-t-il?

Le changement de catégorie peut survenir en cours de suivi. Voici quelques exemples de changement de catégorie chez une patiente ou un patient. 

À la suite d’un accident vasculaire cérébrale (AVC): 

  • Catégorie 4 : Lorsqu’elle est en phase de réadaptation fonctionnelle intensive la personne ayant subi un AVC se situe en catégorie 4. 
  • Catégorie 3 : Une fois la phase de réadaptation fonctionnelle intensive terminée, durant sa réadaptation post AVC pour le traitement des déficiences qui découlent de l’AVC, la personne se situe en catégorie 3. 
  • Catégorie 1 : Si une optimisation des capacités fonctionnelles est requise pour une personne présentant une perte d’autonomie ou des séquelles découlant d’un AVC contrôlé ou résolu, la personne se situe en catégorie 1.  

Ou 

À la suite d’une amputation: 

  • Catégorie 3 : Une patiente ou un patient post amputation en phase pré-prothétique se situe en catégorie 3. 
  • Catégorie 2 : Durant la phase prothétique, la personne peut se situer en catégorie 2. 
  • Catégorie 1 : Une personne dont la phase prothétique est stable et qui est référée pour prévenir le déconditionnement, maintenir l’autonomie ou optimiser les capacités fonctionnelles pourrait se situe en catégorie 1.

Activités professionnelles

Est-ce que le suivi d’une patiente ou d’un patient « privé » peut être réalisé par les technologues en physiothérapie?

Dans la mesure où les préalables et, le cas échéant, les informations supplémentaires requis par la catégorie d’atteinte sont détenus, les technologues en physiothérapie peuvent assurer le suivi de toute personne, qu’elle soit couverte ou non par un organisme payeur ou par un assureur privé.  

Dans le cas d’un assureur privé, il revient à la patiente ou au patient de s’assurer que les services dispensés sont couverts par son régime d’assurance.

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent compléter une demande ou un formulaire visant à prescrire une aide technique?

Depuis le 2 avril 2020, les physiothérapeutes qui exercent dans le secteur public n’ont plus besoin de l’ordonnance ou de l’autorisation écrite d’une ou d’un médecin pour attribuer un nouvel appareil d’aide à la mobilité ou autoriser le remplacement de celui-ci. Pour le moment, cette entente n’autorise pas les technologues en physiothérapie à prescrire des aides à la mobilité remboursables par la RAMQ ou à compléter le formulaire destiné à la RAMQ. 

Les technologues en physiothérapie qui identifient, chez une personne admissible à un remboursement par la RAMQ, la nécessité d’utiliser une aide à la mobilité peuvent en informer une professionnelle ou un profession habileté à prescrire des aides techniques.  

La personne pourrait être vue en téléassistance avec la ou le physiothérapeute afin de procéder à une évaluation, avec la contribution d’une ou d’un technologue en physiothérapie, puis à l’attribution d’une aide à la mobilité ou d’une autorisation de son remplacement. 

Nous vous invitons à lire ce communiqué daté du 8 avril 2020: 
Précisions sur les attributions des aides à la mobilité | OPPQ 

 

Les technologues en physiothérapie peuvent-il assurer le service du prêt d’équipement dans leur établissement?

Les technologues en physiothérapie peuvent assurer le service du prêt d’équipement dans leur établissement. 

S’il s’agit uniquement d’une question administrative de gestion du prêt d’équipement, les préalables du Règlement sur les catégories de permis délivrés par l’OPPQ (94m) ne sont pas requis. En étant responsables du prêt d’équipement, les technologues en physiothérapie n’interviennent pas dans le cadre d’un traitement en physiothérapie et attribuent l’accessoire dans le respect des critères administratifs de l’établissement.  

Les technologues en physiothérapie peuvent tout de même donner à titre indicatif des conseils généraux sur l’utilisation de l’équipement.

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent contribuer à une évaluation réalisée par les physiothérapeutes?

Les technologues en physiothérapie peuvent contribuer à une évaluation réalisée par les physiothérapeutes. Notamment, les physiothérapeutes peuvent confier certaines modalités d’évaluation aux technologues en physiothérapie et leur demander de leur transmettre les résultats par la suite. Il revient aux physiothérapeutes de déterminer si leur présence est requise durant l’entièreté de l’évaluation.

Par exemple, à la demande de la ou du physiothérapeute, la ou le technologue en physiothérapie pourrait contribuer à l’évaluation d’une personne en réalisant un questionnaire subjectif ou certains tests et bilans afin de recueillir des données évaluatives, qui serviront à poser un diagnostic en physiothérapie.

Si la ou le physiothérapeute juge que la condition d’une personne s’y prête, il est aussi possible de recourir à la téléassistance pour réaliser l’évaluation à distance et demander à une ou un collègue technologue en physiothérapie d’effectuer certains tests physiques auprès du patient alors que la ou le physiothérapeute se trouve dans un autre lieu. 

Dans tous les cas, cette contribution à l’évaluation initiale ne constitue pas un suivi de la patiente ou du patient. À cette étape, les technologues en physiothérapie effectuent uniquement les actions jugées nécessaires par la ou le physiothérapeute qui demeure responsable de l’évaluation (p. ex., choix des tests et des bilans à effectuer et de leur déroulement), de l’analyse et de la conclusion clinique.

Ce n’est qu’après avoir obtenu l’évaluation complétée par la ou le physiothérapeute et, le cas échéant, les informations nécessaires à la catégorie d’atteinte que la ou le technologue en physiothérapie peut procéder à des interventions thérapeutiques.

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent utiliser des techniques de thérapie manuelle, des mobilisations neurales, la méthode McKenzie ou d’autres techniques spécifiques comme modalités de traitement?

Les technologues en physiothérapie peuvent utiliser ces différentes techniques comme modalités de traitement pour toutes les catégories d’atteintes du Règlement sur les catégories de permis délivrés par l’OPPQ (94m) si: 

  1. La technique ne fait pas partie des activités professionnelles réservées aux physiothérapeutes. 
  2. La ou le technologue en physiothérapie dispose des préalables exigés par l’article 4 du Règlement sur les catégories de permis (94m) selon la catégorie d’atteinte. 
  3. La ou le technologue en physiothérapie a les connaissances et les compétences nécessaires dans le respect de l’article 25 du Code de déontologie des physiothérapeutes et des technologues en physiothérapie.

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent utiliser des techniques de puncture avec aiguilles sèches (PPAS) ou utiliser des manipulations articulaires ou vertébrales dans leur pratique?

Les technologues en physiothérapie ne peuvent pas utiliser les PPAS ainsi que faire des manipulations articulaires ou vertébrales. À titre de rappel, il s’agit d’activités réservées aux physiothérapeutes détenant une attestation de formation délivrée par l’OPPQ.  

Pour plus d’informations, veuillez consulter le Code des professions.

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent pratiquer sans la présence physique d’un référent dans un établissement privé, public ou à domicile?

Les technologues en physiothérapie peuvent exercer sans la présence physique d’un référent peu importe leur lieu de travail. Les technologues en physiothérapie agissent de façon autonome dans leur pratique professionnelle avec les cas relevant de leur niveau de responsabilité. Ils n’agissent pas sous supervision professionnelle (physiothérapeute, médecin, IPS ou autre intervenante ou intervenant). Cependant, certaines catégories d’atteintes demandent une collaboration plus étroite avec le référent. 

Est- ce que les technologues en physiothérapie peuvent faire l’évaluation pour le transport adapté (STM) ainsi que la demande de vignette de stationnement pour une personne handicapée (SAAQ)?

Les technologues en physiothérapie peuvent remplir les formulaires pour l’admission au transport adapté selon les critères d’admission ainsi que la vignette de stationnement pour la personne handicapée pour la SAAQ.  

Pour en savoir plus à propos des formulaires de transport adapté, consulter le contenu suivant.

Pour en savoir plus sur les vignettes de stationnement, consulter l’actualité suivante.

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent effectuer des recommandations concernant la médication d’une patiente ou d’un patient?

Les technologues en physiothérapie peuvent, au cours de leur collecte de données subjectives, questionner la personne sur sa médication ou vérifier si elle prend la médication qui lui a été prescrite. 

Les technologues en physiothérapie ne peuvent pas, par exemple, ajuster l’horaire d’une médication prescrite en demandant à la personne de prendre les antidouleurs une heure avant les traitements de physiothérapie. Également, les technologues en physiothérapie ne peuvent pas recommander de médication en vente libre.  

Pour tout ajustement de l’horaire et de la posologie ou pour toute question relative à la thérapie médicamenteuse, les technologues en physiothérapie doivent référer la personne vers une professionnelle ou un professionnel habileté pour la gestion de la médication (médecin, IPS, pharmacien).

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent effectuer des tâches normalement réalisées par les ergothérapeutes?

Les technologues en physiothérapie peuvent réaliser des tâches pour lesquelles elles et ils ont les compétences et qui répondent à un besoin ou une exigence de l’employeur à condition que ce ne soit pas des activités réservées.  

À cet effet, les technologues en physiothérapie peuvent notamment recommander l’ajout ou le retrait d’équipement de positionnements, de surfaces thérapeutiques, de supports pour le tronc au fauteuil roulant ou encore d’aides techniques dans le but d’assurer la sécurité d’une personne.  

Ces activités ne sont pas réservées aux ergothérapeutes et peuvent faire partie du champ d’exercice de la physiothérapie.  

Par ailleurs, les technologues en physiothérapie pourraient effectuer des tâches liées à l’ergothérapie dans le respect des directives retrouvées au document « Participation du personnel non-ergothérapeute à la prestation des services d’ergothérapie  ». Il doit toutefois être clair que dans le cadre de ces tâches, ils n’agissent pas à titre de technologue en physiothérapie et ne le laissent pas croire en utilisant leur titre, pour éviter toute confusion. Lorsqu’ils agissent à titre de personnel non-ergothérapeute, les technologues en physiothérapie doivent respecter les obligations de tenue des dossiers professionnels dans un contexte d’assignation d’activités cliniques à du personnel non-ergothérapeute.

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