Commotions cérébrales et TCCL: les physiothérapeutes peuvent autoriser la reprise d’activités sportives

Dans un avis conjoint, le Collège des médecins du Québec (CMQ) et l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ) présentent les conditions dans lesquelles les physiothérapeutes peuvent désormais autoriser la reprise d’activités sportives après un traumatisme craniocérébral léger (TCCL) ou une commotion cérébrale (CC).

Dans les cas où une guérison clinique est observée sans symptômes persistants de TCCL ou CC, les physiothérapeutes qui effectuent déjà le suivi du patient peuvent:

En effet, les physiothérapeutes sont formés pour évaluer et traiter les personnes ayant subi des TCCL ou CC et possèdent les compétences requises pour:

  • exclure les critères reconnus justifiant une évaluation médicale en urgence
  • amorcer une gestion des épisodes présumés de TCCL ou CC selon les recommandations en vigueur
  • contribuer de façon sécuritaire aux décisions concernant l’autorisation de retour aux activités sportives comportant des risques de collision, de chutes ou de contacts.

Prérequis pour autoriser la reprise d’activités sportives

Pour autoriser la reprise des activités sportives, les physiothérapeutes doivent par ailleurs:

  • posséder un profil de pratique les exposant régulièrement aux TCCL ou CC
  • suivre une formation concernant l’identification et la gestion des TCCL ou CC au moins tous les quatre ans

Quand l’avis médical est-il nécessaire?

Dans les cas où une guérison clinique est observée sans symptômes persistants de TCCL ou CC, les physiothérapeutes peuvent autoriser leurs patients à reprendre leurs activités sportives sans restriction.

Symptômes persistants

Dans les cas de TCCL ou CC évoluant avec des symptômes persistants, une approche multidisciplinaire individualisée, impliquant notamment un médecin dans la prise de décision de retour aux activités à risque, est préconisée.

Comorbidité et historique de commotion cérébrale

Un avis médical doit également être obtenu en présence:

  • d’une comorbidité (exemple: trouble d’apprentissage)
  • d’une commotion cérébrale survenue dans l’année précédente
  • d’un historique de deux commotions cérébrales antérieures ou plus.

Documenter la décision de reprise de l’activité sportive

Dans le cas d’une décision de retour au sport, la recommandation écrite doit documenter tous les critères pertinents ayant mené à une décision favorable de la reprise d’activités sportives.

Outil recommandé

Avis médical concernant la reprise de l’entraînement avec contact après une commotion cérébrale de l’Association québécoise des médecins du sport et de l’exercice.