Catégories d’atteinte

Catégories d’atteinte

Comment déterminer la catégorie d’atteinte de la patiente ou du patient?

Pour déterminer la catégorie d’atteinte de la patiente ou du patient, il faut se baser sur le motif de la référence en physiothérapie (motif de consultation) établi par le référent dans lequel nous retrouvons, de façon générale, l’objectif visé par cette référence.

Par exemple, une personne présentant un déconditionnement à la suite d’une fracture de hanche peut être référée en physiothérapie pour traiter le déconditionnement (catégorie 1) ou pour traiter les déficiences qui découlent directement de la fracture telles que la perte de mobilité et de force musculaire (catégorie 2). La personne pourrait se retrouver dans l’une ou l’autre des catégories en fonction du motif de référence.

Il est à noter qu’une condition pourrait, selon son évolution, changer de catégorie à une ou à plusieurs reprises pendant le même épisode de soins. La phase de la condition peut également influencer la catégorie d’atteinte.
Consulter des exemples de changement de catégorie

Dans quelle catégorie se situe une personne présentant une condition respiratoire?

C’est le motif pour lequel la patiente ou le patient est référé en physiothérapie qui permet de déterminer la catégorie d’atteinte dans laquelle se situe sa condition. La phase de la condition influence également la catégorie d’atteinte. 

Prenons l’exemple d’une personne présentant une maladie pulmonaire chronique et contrôlée 

Catégorie 1: La personne pourrait se situer en catégorie 1 si sa condition est connue et contrôlée et que le motif de référence est le maintien de l’autonomie fonctionnelle ou l’optimisation des capacités fonctionnelles 

Catégorie 3: La personne pourrait se situer en catégorie 3 si le motif de référence concerne des interventions en physiothérapie spécifiquement pour adresser sa condition respiratoire. 

Catégorie 4: La personne pourrait se situer en catégorie 4 si sa condition respiratoire est aigue ou instable. 

Dans quelle catégorie se situe une personne présentant une atteinte vestibulaire?

C’est le motif pour lequel la patiente ou le patient est référé en physiothérapie qui permet de déterminer la catégorie d’atteinte dans laquelle se situe sa condition. La phase de la condition influence également la catégorie d’atteinte. 

Les vertiges positionnels paroxystiques bénins (VPPB) seront considérés en catégorie 4 lorsque le motif est de traiter l’atteinte vestibulaire (notamment par la manœuvre d’Epley). Il est possible pour une ou un technologue en physiothérapie d’effectuer la manœuvre d’Epley lorsqu’elle est indiquée comme modalité à réaliser par le référent, qu’elle ou il détient les connaissances et les compétences pour pratiquer cette manœuvre et qu’elle ou il est en mesure de reconnaître toute complication pouvant survenir en lien avec l’application de cette technique. 

Les VPPB pourraient également être considérés en catégorie 1. Par exemple, une personne qui présente des séquelles d’un épisode de VPPB et qui nécessite des interventions en physiothérapie pour maintenir l’autonomie ou sécuriser la marche et les déplacements pourrait se situer en catégorie 1. Ainsi, la technique d’Epley ne serait pas une intervention attendue en catégorie 1 puisque cette intervention vise à traiter directement la déficience du système vestibulaire et non la perte d’autonomie.

Dans quelle catégorie se situe une personne présentant une commotion cérébrale?

Deux situations sont possibles après l’évaluation d’une personne présentant une commotion cérébrale par le référent: 

  • Selon le motif de référence, le référent peut décider que celle-ci se situe en catégorie 3b) (atteinte neurologique chez l’adulte sans période de réadaptation fonctionnelle intensive ou dont la période de réadaptation fonctionnelle intensive est terminée) et fournir les préalables nécessaires au suivi par la ou le technologue en physiothérapie.
  • Le référent pourrait décider que la condition de la personne nécessite qu’elle soit située en catégorie 4 et permettre à la ou au technologue en physiothérapie d’effectuer l’application des modalités déterminées par le référent. 

L’évaluation d’une commotion cérébrale est à portée diagnostique. Elle ne peut donc pas être réalisée par une ou un technologue en physiothérapie.

Est-ce que les technologues en physiothérapie peuvent autoriser le retour au jeu chez une personne présentant une commotion cérébrale?

La ou le technologue en physiothérapie peut surveiller les symptômes d’une personne ayant eu l’autorisation d’un retour au jeu par le référent. Toutefois, dans le cas où celle-ci présente à nouveau des symptômes laissant croire à une évolution défavorable, la ou le technologue en physiothérapie devra la retirer du jeu et la rediriger vers le référent.  

L’autorisation de la reprise d’activités sportives ne peut être prise par les technologues en physiothérapie. 

L’évaluation d’une commotion cérébrale est à portée diagnostique. Elle ne peut donc pas être réalisée par les technologues en physiothérapie.   

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