COVID-19 : Je suis un patient / Je suis un professionnel

Catégories d’atteinte

Catégories d’atteinte

En catégorie 1, le technologue en physiothérapie peut-il donner suite à une requête de physiothérapie émise par un autre professionnel que le physiothérapeute, le médecin ou l’IPS?

En catégorie 1, un T. phys. qui détient une requête en physiothérapie peut identifier les besoins en physiothérapie et assurer le suivi si les préalables requis sont présents au dossier: un diagnostic médical qui indique, s’il y a lieu, le type de structure atteinte et les informations médicales pertinentes.

En catégorie 1, le T. phys. œuvrant dans des milieux où une règle administrative le permet, peut:

  • recevoir une requête en physiothérapie pour un patient de catégorie 1 provenant, par exemple d’un intervenant pivot (professionnel autre que physiothérapeute, médecin ou IPS)
  • y donner suite en assurant le suivi du patient s’il détient également le diagnostic médical et des informations médicales pertinentes. Bien que ces pratiques soient généralement implantées dans les CLSC, en CHSLD ainsi que pour les soins à domicile, chaque intervenant doit se renseigner auprès de son milieu pour connaître les règles en vigueur.

Exemples :

Certains établissements publics peuvent avoir mis en place une ordonnance collective avec le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) permettant à certains professionnels d’identifier les besoins en physiothérapie (motif de référence) dans un cadre connu et restreint. D’autres établissements peuvent avoir établi une entente particulière avec les autorités compétentes.

Le T. phys. travaillant en soins à domicile privés pourrait aussi recevoir une requête en physiothérapie provenant d’un ergothérapeute, si le milieu le permet. Le T. phys. demeure dans l’obligation d’obtenir ses préalables (évaluation du physiothérapeute ou diagnostic médical et informations médicales pertinentes).

Ce mode de fonctionnement vise à simplifier l’accès aux soins et aux services en physiothérapie dispensés par le T. phys.

Le technologue en physiothérapie peut-il assurer le suivi d’un patient présentant des symptômes neurologiques en catégorie 2?

Le T. phys. peut assurer le suivi d’un patient en catégorie 2 qui présente des symptômes neurologiques. Par exemple, un patient référé pour une hernie discale L4-L5 avec des picotements et des engourdissements dans les territoires correspondants pourrait être dirigé en catégorie 2.

La présence de signes neurologiques comme un Babinski positif, une faiblesse musculaire dans un myotome, une ataxie par exemple, classerait le cas en catégorie 3.

Dans quelle catégorie se situe un client présentant une condition respiratoire?

C’est le motif pour lequel le patient est référé en physiothérapie qui permet de déterminer la catégorie d’atteinte dans laquelle se situe sa condition. Notez que la phase de la condition influence également la catégorie d’atteinte.

Exemple: patient présentant une maladie pulmonaire chronique et contrôlée

Le patient présente ici une condition connue et contrôlée. Si le motif de référence est le maintien de l’autonomie fonctionnelle ou l’optimisation des capacités fonctionnelles, le patient pourrait se situer en catégorie 1, selon l’article 4 du Règlement sur les catégories de permis délivrés par l’OPPQ (94m).

Par contre, si le motif de référence était le traitement relatif à sa condition respiratoire, il pourrait se situer en catégorie 3.

La phase de la condition peut aussi influencer la catégorie d’atteinte. Ainsi, si le patient avait plutôt présenté une condition respiratoire aiguë ou instable, le patient se situerait en catégorie 4.

Dans quelle catégorie se situe un patient présentant une atteinte vestibulaire?

Une atteinte vestibulaire se trouve en catégorie 4. Le T. phys. peut appliquer les modalités de traitement confiées par le physiothérapeute, le médecin ou l’IPS s’il possède les connaissances et les compétences nécessaires pour le faire. Le référent demeure responsable du plan de traitement.

Le T. phys. peut effectuer les modalités de traitement dans la mesure où celles-ci n’impliquent pas, durant leur application, une composante d’évaluation/réévaluation à portée diagnostique. Ainsi, le traitement d’un VPPB du canal semi-circulaire postérieur droit par la manœuvre libératoire de Sémont ou par la manœuvre d’Epley implique d’effectuer une évaluation/réévaluation en continu pendant l’application du traitement et nécessite un ajustement rapide si les symptômes changent en cours d’application de la manœuvre (p. ex., migration des cristaux vers un autre canal que le postérieur).

Dans quelle catégorie se situe un patient présentant une commotion cérébrale?

Deux situations sont possibles après l’évaluation du patient présentant une commotion cérébrale par le référent:

  • selon le motif de référence, le référent peut décider que la patient se situe en catégorie 3b) (atteinte neurologique chez l’adulte sans période de réadaptation fonctionnelle intensive ou dont la période de réadaptation fonctionnelle intensive est terminée) et fournir les préalables nécessaires au suivi par le T. phys.
  • Le physiothérapeute, le médecin ou l’IPS pourrait décider que le patient se situe en catégorie 4 et permettre au T. phys. d’effectuer l’application des modalités.

L’évaluation d’une commotion cérébrale est à portée diagnostique. Elle ne peut donc pas être réalisée par un T. phys.  

Retour au jeu

Le T. phys. peut surveiller les symptômes d’un joueur ayant eu l’autorisation d’un retour au jeu par le médecin ou le physiothérapeute. Toutefois, dans le cas où le joueur présente à nouveau des symptômes laissant croire à une évolution défavorable, le T. phys. devra le retirer du jeu et le rediriger vers le référent. L’autorisation de la reprise aux activités sportives ne peut être prise par un T. phys.

Pour en savoir plus:

Quels types d’atteintes se trouvent en catégorie 4 du Règlement sur les catégories de permis délivrés par l’OPPQ (94m)?

Toute clientèle présentant une atteinte ou une condition autre que celles prévues aux catégories 1, 2 ou 3 se trouve en catégorie 4. Il est à noter qu’une condition pourrait, selon son évolution, changer de catégorie à une ou plusieurs reprises pendant le même épisode de soins.

Par ailleurs, quelle que soit l’atteinte, un patient peut être placé en catégorie 4 lorsque le référent estime nécessaire que le physiothérapeute, le médecin ou l’IPS demeure responsable du plan de traitement et des modifications à y apporter en raison du niveau de complexité de l’atteinte.

Pour en savoir plus sur la catégorie 4, consulter le Cahier explicatif sur l’article 4 du Règlement 94m)  en page 16.

Que signifie « un profil gériatrique sous investigation » tel que mentionné au paragraphe 3f) du Règlement sur les catégories de permis délivrés par l’OPPQ (94m)?

L’appartenance au profil gériatrique (pluripathologie, pluripharmacologie, dépendance, fragilité et autres) fait référence à la condition de la personne et non à son âge.

Toute personne adulte présentant un profil gériatrique qui subit un changement au niveau de son autonomie – qui ne découle pas d’une condition connue et contrôlée et qui nécessite une investigation – peut être en catégorie 3f) du Règlement sur les catégories de permis délivrés par l’OPPQ (94m)

Un profil gériatrique sous investigation implique donc une perte d’autonomie soudaine et demande une évaluation au niveau de l’entité des systèmes pour cerner les problèmes pour lesquels le patient est en perte d’autonomie.

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