Avis de tolérance: balises entourant l’utilisation de certaines modalités d’électrostimulation par les ergothérapeutes
7 octobre 2026
L’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec et l’Ordre des ergothérapeutes du Québec ont convenu d’un avis de tolérance visant à préciser leur position commune quant à l’utilisation, par les ergothérapeutes, de certaines modalités d’électrostimulation ou d’électrothérapie.
Les deux ordres conviennent de tolérer l’utilisation, par les ergothérapeutes, de la neurostimulation électrique transcutanée (TENS), de la stimulation transcrânienne par courant direct (tDCS) et de la stimulation neuromusculaire électrique, d’ici l’adoption de modifications législatives.
Le recours à ces modalités est toléré lorsqu’il est pertinent au regard du plan d’intervention, qu’il s’inscrit dans le champ d’exercice de l’ergothérapie et qu’il est effectué par une ou un ergothérapeute possédant les compétences requises.
L’ergothérapeute demeure responsable de son intervention et doit notamment s’assurer que l’utilisation de la modalité est sécuritaire, cliniquement justifiée, adéquatement documentée et conforme à ses obligations professionnelles et déontologiques.
Une approche qui assure la protection du public
La protection du public demeure au cœur de cet avis de tolérance. Le recours à ces modalités doit être réservé aux ergothérapeutes qui possèdent les connaissances et les compétences nécessaires à leur utilisation et qui respectent leurs obligations de prudence, de justification clinique et de reconnaissance de leurs limites professionnelles.
Lorsqu’elles sont utilisées de façon compétente, sécuritaire et dans le respect du champ d’exercice de l’ergothérapie, ces modalités peuvent notamment contribuer à l’atteinte d’objectifs fonctionnels, favoriser l’engagement de la personne dans des activités significatives et soutenir la qualité des services offerts.
À l’inverse, l’utilisation d’une telle modalité sans posséder les compétences requises, sans en maîtriser adéquatement l’application ou sans justification clinique pourrait constituer un manquement aux obligations professionnelles et déontologiques de l’ergothérapeute.