Novembre, mois de l’Ostéoporose

1 Novembre 2009

80 % des femmes avec des fractures liées à l’ostéoporose ne sont ni diagnostiquées, ni traitées.

Voilà un des résultats d’une étude québécoise portant sur le diagnostic
et le traitement de l’ostéoporose, le programme ROCQ (Reconnaître
l’Ostéoporose et ses Conséquences au Québec).

La fracture de fragilisation est une conséquence directe de
l’ostéoporose. L’ostéoporose est une maladie qui entraîne une plus
grande fragilité des os et augmente les risques de fractures,
principalement de la hanche, de la colonne vertébrale et du poignet. Ce
type de fracture survient à la suite d’un traumatisme mineur (en tombant
de sa hauteur) ou de façon spontanée (sans traumatisme). Le fait
d’avoir subi une telle fracture augmente considérablement le risque de
subir une autre fracture dans les années subséquentes. Ces fractures ont
un impact important sur la qualité de vie et sont aussi associées à une
diminution de l’espérance de vie.

La littérature médicale est claire sur le fait qu’il est impératif de
procéder à une évaluation appropriée de l’ostéoporose et de débuter un
traitement après une fracture de fragilisation.

Le programme ROCQ touche environ 3000 québécoises de 50 ans et plus
ayant subi une fracture de fragilisation. Il a permis de déterminer que
80% de toutes les fractures chez la femme de plus de 50 ans sont
associées à l’ostéoporose. Malgré que la majorité des participantes
aient consulté un médecin au cours des 6 à 8 mois suivant leur fracture,
environ 80% des femmes ayant subi une fracture de fragilisation ne sont
ni diagnostiquées, ni traitées pour l’ostéoporose au cours des 6 à 8
mois suivant leur fracture.

Les données de l’étude ROCQ indiquent que la majorité des femmes ayant
présenté une fracture de fragilisation ne sont pas adéquatement prises
en charge, la décision des médecins de traiter les patientes reposant
avant tout sur les résultats du test de densité minérale osseuse
(ostéodensitométrie) et non sur les événements cliniques des fractures
de fragilisation.

Le programme ROCQ fait ressortir l’importance de sensibiliser les
professionnels de la santé ainsi que les patientes à ces nouvelles
données et démontre l’importance de connaître l’historique des fractures
qui est primordial pour le diagnostic et le traitement de
l’ostéoporose.

L’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec a été un des partenaires du programme ROCQ.